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À la découverte de Mandalay

Welcome to Myanmar!

Nous voici fraîchement débarqués à Mandalay, première étape de notre tour du monde et première étape de notre séjour en Birmanie. À peine sortis de l’avion (à hélice !), notre dépaysement est total : la chaleur est écrasante (près de 40°C ressentis) et les panneaux sont dans une langue complètement différente de la nôtre ! En passant l’immigration, qui s’est passée sans accroche (notre visa avait déjà été vérifié à l’aéroport de Bruxelles et de Chiang Mai lors de notre escale), nous faisons la connaissance d’un couple de français avec qui nous décidons de partager un taxi afin de rejoindre nos hôtels respectifs. En effet, l’aéroport de Mandalay est à environ 40 kilomètres du centre ville et le taxi nous est apparu comme le moyen le plus simple et abordable (10 000 kyats soit moins de 6 euros par couple) pour y accéder.

Le dépaysement continue sur le trajet : les routes ne sont pas en très bon état, les deux-roues sont omniprésents, les Birmans roulent un peu comme des fous nous créant quelques belles frayeurs ! Nous apercevons entre autres de minuscules habitations simplement faites de bois et de tissu ainsi qu’un buffle tirant une carriole le long de la route… C’est assez perturbant ! Puis, la ville fait son apparition avec son trafic dense et ses carrefours qui se révéleront de vrais dangers en tant que piétons.

Notre hôtel se situe à côté de l’ancien palais royal fortifié (en plein centre-ville). En 1857, le roi Mindon décida d’installer la capitale à Mandalay et fit démonter et déplacer le palais royal depuis l’ancienne capitale, Amarapura, à dos d’éléphant ! Aujourd’hui, les remparts renferment le palais (qui peut être visité si l’on s’est acquitté d’un forfait de 10 000 kyats permettant l’accès aux cités anciennes et à certaines pagodes) et une base militaire qui ne peut être visitée.

À la recherche du marché perdu

Le lendemain, nous déambulons dans le vieux Mandalay à la recherche d’un marché de produits frais très apprécié des locaux (Pyikyaw Market). Le quadrillage très new-yorkais des rues facilite l’orientation mais malgré cela, nous nous perdons ! Finalement, se perdre a du bon car nous découvrons le Mandalay authentique, loin des touristes. Nous sommes frappés par la précarité des Birmans qui n’efface pas leurs sourires et leur hospitalité. Nous ne nous sentons jamais en insécurité et ils se débrouillent toujours pour nous comprendre et nous orienter malgré la barrière de la langue (très peu de Birmans parlent anglais, il n’est pas enseigné). Parfois, ce sont même eux qui viennent spontanément nous proposer leur aide en nous voyant perdus avec notre carte.

Alors que nous sommes à la recherche de ce fameux marché, Toudy, un chauffeur de tuktuk nous apostrophe et propose de nous emmener vers le plus grand marché de Mandalay (Zay Cho Market). Nous acceptons pour passer du statut de piéton à automobiliste ce qui nous fera comprendre certaines choses. Bien qu’il n’y ait pas de trottoirs utilisables (ils sont soit très abîmés, soit utilisés comme terrasse des bâtiments), les piétons ne sont pas prioritaires. En effet, le code de la route semble inexistant : le dépassement se fait de tous les côtés, des voies de circulation sont inventées et il n’est pas rare de voir un véhicule à contre-sens. On comprend mieux pourquoi le klaxon est une institution pour avertir de sa présence sur la route. En fait, sur la route, c’est la loi du plus gros (et de celui qui klaxonne le plus) qui règne !

Sur le marché de Zay Cho

Nous avons pour objectif de manger local sur le marché mais en voyant les étals et tous ces aliments et odeurs inconnus nous renonçons (lâchement), l’expérience culinaire sera pour une autre fois. Nous nous rabattons donc sur des fruits connus : banane et pastèque ! Alors qu’en France la circulation est fermée sur les marchés, ici les motos et les voitures zigzaguent entre les piétons. Petite anecdote : alors que nous remettons de la crème solaire (indice UV 10 quand même), un birman passant devant nous tend sa main pour essayer de faire comme nous : nous ne sommes pas sûrs qu’il ait bien compris à quoi cela servait mais il a eu l’air d’apprécier.

Sur le marché de Zay Cho

Visite culturelle de Mandalay

Après cet interlude gustatif, nous retrouvons Toudy pour visiter Mandalay. Notre première destination est la pagode Mahamuni (entrée gratuite). C’est un lieu de pèlerinage célèbre dans toute la Birmanie où l’on trouve un Bouddha en bronze de plusieurs tonnes sur lequel uniquement les hommes peuvent déposer des feuilles d’or (2 000 kyats). Lors de cette visite, des personnes prient tout autour de ce Bouddha, ce qui sera le cas dans toutes les pagodes que nous avons visitées. Nous avons beaucoup aimé cette immense et magnifique pagode et avons été impressionnés par la dévotion des Birmans envers Bouddha. Nous avons juste été surpris par le bazar dans les allées de la pagode où les touristes peuvent acheter de l’artisanat birman mais aussi des chinoiseries (bienvenue dans la réalité des pays en plein développement touristique).

Prière devant Bouddha de la pagode Mahamuni
Bazar de la pagode Mahamuni

Ensuite direction la pagode Kuthodaw (inclus dans le forfait de 10 000 kyats) où se trouve ce qui est considéré comme le « plus grand livre du monde ». En effet, elle abrite 729 blocs de marbre sur lesquels est écrit le Tripitaka (l’ensemble des textes du canon bouddhique). Cette pagode est tellement grande que nous n’avons fait qu’apercevoir son étendue. On pourrait facilement y aller tous les jours pour voir les différentes lueurs du jour se refléter dessus.

Pagode Kuthodaw : les blocs de marbre sont abrités dans ces stupas
Extérieur de la pagode Kuthodaw

Nous continuons notre visite avec deux monastères (tous les deux inclus dans le forfait de 10 000 kyats) : Shwenandaw et Atu Ma Shi. Le premier est fabriqué entièrement en teck et le second n’est plus très typique ayant été reconstruit en béton après un incendie. Ne mettez pas forcement ces deux monastères sur votre liste de choses à faire, vous verrez des monastères bien plus beaux à Ava.

Bouddha dans le monastère Atu Ma Shi

Nous terminons notre journée pour voir le coucher du soleil depuis les collines de Mandalay (1 000 kyats). Après un rapide tour de la pagode Sutaungpyei, nous sommes apostrophés par des étudiants birmans qui veulent savoir si l’on parle anglais afin d’améliorer le leur ! Bien sûr, nous sautons sur l’occasion ! Au cours de notre échange l’un d’entre eux nous dit que son rêve serait d’aller à Londres et discutons de voyages. Nous étions presque mal à l’aise d’avoir voyagé autant alors qu’eux n’avaient (et ne pourront sans doute jamais) quitté la Birmanie.

La pagode Sutaungpyei
Les étudiants birmans avec lesquels nous avons discuté

Lors de notre passage à Mandalay nous visitons aussi le King Galon Gold Leaf, un atelier de frappage d’or qui fournit en feuilles d’or différentes pagodes et monastères. Nous avons été très déçus de cette visite qui n’a duré que 5 minutes et durant laquelle nous n’avons rien appris que nous ne savions déjà. Nous avons uniquement pu constater la pénibilité de ce travail : mouvements répétitifs pour le frappeur d’or et très grande concentration et minutie pour les femmes emballant les feuilles.

Nos adresses

Pendant nos quelques jours à Mandalay, nous avons apprécié les lieux suivants :

  • Hôtel Sahara : le petit déjeuner (buffet) n’offre pas beaucoup de choix mais nous n’avons pas de point de comparaison avec le reste de la Birmanie. La chambre était spacieuse et propre et le WiFi était rapide ! La salle de bains est privative ce qui n’est pas toujours le cas en Birmanie.
  • Shan Ma Ma : l’endroit ne paye pas de mine mais vous allez croiser des locaux dans ce petit restaurant avec ses chaises en plastique ! Choisissez trois éléments au choix entre viandes, poissons et légumes, et le tout sera servi avec du riz, un bouillon et des légumes frais. À 3 000 kyats l’assiette, vous n’aurez plus faim en sortant !
  • Pan Cherry : un restaurant indien indiqué par l’hôtel et notre chauffeur de tuktuk. Si on ne nous l’avait pas conseillé nous n’y serions jamais entré mais c’était super bon ! Vous choisissez votre plat et l’accompagnement sera le même pour tout le monde (riz à volonté, légumes et bouillon).
Hélène

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