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Trek de Kalaw vers Pindaya

Kalaw

Après quelques jours autour du lac Inle, nous partons en mini-bus pour Kalaw ! Le bus est petit mais le trajet est top, le conducteur adore semble-t-il la musique traditionnelle mais contre toute attente ce n’est pas mal du tout ! Nous ne voyons pas du tout passer les 2 heures de route !

Épices sur le marché de Kalaw

Une fois débarqués, nous partons à la découverte de la ville et de son fabuleux marché, le plus beau depuis notre arrivée au Myanmar ! Les birmans nous sourient, les étals sont magnifiques et sont gorgés de fleurs, fruits, légumes, poissons, poulets (c’est une institution dans le pays !). Miracle, une birmane vend du riz gluant ! Elle propose différentes variétés et nous essayons de lui demander quelles sont celles qu’on ne reconnaît pas. Elle ne parle pas un mot d’anglais mais heureusement pour nous, la cliente précédente, une jeune birmane, le parle ! En guise d’explications, elle nous ouvre son sachet de riz (qu’elle a payé !) et nous fait goûter de petites boules de riz enrobées de différentes graines qu’il faut tremper dans une sorte de sauce soja caramélisée : un délice ! Du coup, on prend toutes les sortes (du riz sucré blanc, du riz au sucre complet, des boulettes avec la sauce et du riz à la prune semble-t-il (trop bon !). Plus loin, une birmane nous fait goûter de la pâte de coco. On verra aussi du tofu, nature ou au curry. Bref, ce marché est vraiment extraordinaire !

Marchande de fleurs sur le marché de Kalaw

Nous partons ensuite dans ce qui sera un de nos endroits préférés au Myanmar : Sprouting Seeds. En fait, il s’agit d’un café / restaurant qui permet aux jeunes birmans de se former et de s’insérer dans la vie active. Leurs convictions nous plaisent tout de suite : agriculture biologique, produits locaux, permaculture… Ils proposent également des cours de cuisine (notez ce détail pour la suite…). Ce sont un américain installé en Birmanie depuis 17 ans et sa fille qui en sont à l’origine. Et on peut dire que ça leur a réussi car tout est parfait : de l’accueil au dessert en passant par les plats juste excellents et l’ambiance du lieu ! Idéal pour se ressourcer avant nos trois jours de trek !

Sprouting Seeds

Notre trek

Le jour de notre arrivée à Kalaw, nous avons donné rendez-vous à notre guide, Kyaw Min, dans l’hôtel afin de faire connaissance et de régler les derniers détails. Son anglais n’est pas parfait mais au moins on se comprend mutuellement. Il nous a montré l’itinéraire et donné un petit avant-goût de ces 3 prochains jours. Dans la soirée, il nous indique qu’un autre couple s’ajoute au trek. Plus on est de fous, plus on rit ! Nous nous couchons excités mais une petite appréhension nous gagne : à quel point ce sera difficile ? Y arriverons-nous ? Bref la nuit ne sera pas la meilleure.

Des plantations d’orangers

Ça y est, le jour J est arrivé ! Nous préparons nos petits sacs à dos, les gros nous attendront sagement à l’hôtel. Le guide arrive ainsi que le couple d’américains complétant le petit groupe. C’est parti pour 3 jours de randonnée ! Le soleil est là, la journée commence bien ! Le climat de Kalaw est très agréable, beaucoup plus supportable que celui de Bagan donc on ne souffre pas trop ! Les paysages sont magnifiques, le chemin sillonne à travers les montagnes et les premières plantations se dessinent. Des centaines d’orangers se dressent à perte de vue sur les flancs montagneux. Seul ombre au tableau, les birmans qui pulvérisent des pesticides sans protections… On voit même le produit goutter des oranges… Celles-ci sont vertes au Myanmar et ressemblent plus à des mandarines en terme de taille, mais vertes ! Kyaw Min nous en fera goûter plusieurs qui étaient plus ou moins mûres. Nous croisons ensuite des plants de gingembre, de café, d’avocats, de choux, de carottes, de tomates, de thé… Bref de quoi nourrir un régiment !

Le super repas préparé par notre guide !

Nous atteignons le village où la pause déjeuner est prévue, sous la pluie, qui s’intensifie une fois abrités ! Le guide est chef de formation et nous propose un déjeuner délicieux : salade d’avocats-tomates, du puri, une sauce salsa et un petit curry pommes de terre oignons. En dessert, il y a de la pastèque et du fruit du dragon rose. Bref, c’est une petite tuerie !

Graines de café

La pluie s’est un peu calmée pendant le repas mais elle reprend de plus belle 5 minutes avant notre départ… Pendant 30 minutes, il pleut sans discontinuité. Le guide et les américains ont prévu un poncho en plus de leur kway pour protéger leurs sacs à dos. Nous savons désormais qu’un poncho est indispensable en Asie ! Nous avons juste nos kways et Xavier une rain-cover pour son sac à dos. Qui avait une poche étanche dans son sac mais qui maintenait mordicus que la pluie allait cesser et que ses affaires ne seraient pas mouillées ? C’est bibi !

Un village traversé pendant le trek, on apprécie le ciel très dégagé

La vallée est toute brumeuse et la visibilité réduite. Il y a quelques trouées malgré tout nous donnant un petit aperçu de la beauté du paysage. Ça, c’était avant que tout dégénère ! La pluie s’abat de plus belle sur nous cinq et rend les chemins très très boueux. Parfois, certains l’étaient tellement que notre guide nous en a fait prendre d’autres toujours aussi boueux et glissants. On a du mal à imaginer l’état du chemin initial… L’eau commence à s’infiltrer dans nos chaussures (les américains nous apprennent que le bruit fait en marchant avec des chaussures trempées est squish squish) et les chutes s’enchaînent (RIP un bâton de Xavier 🙁) ainsi que les détours. On traverse plusieurs hameaux et le Kyaw Min se renseigne sur l’état des chemins (ou sur la bonne direction, on ne saura jamais).

Un très vieil arbre : les habitants posent un bâton dessus pour avoir de la chance

À un moment, il nous montre le sommet d’une colline à plusieurs kilomètres : nous étions là avant de faire des détours et d’avancer en serpentant (littéralement). La pluie est toujours battante, la boue omniprésente, parfois jusqu’aux genoux, et nos chaussures font office de bain de pieds. Nous traversons des champs de choux et de laitues, des rizières en pente à perte de vue. Un birman (en poncho…) est même en train de labourer la terre avec sa charrue tirée par son buffle ! Le jour commence à décliner et notre guide nous indique que le village suivant est le dernier. Hourra ! Eh bien non… On en traversera encore au moins trois avant d’arriver chez nos hôtes dans le noir complet, juste avec nos frontales. Autant dire que le moral est plus bas que nos chaussettes (trempées). En plus nous découvrons que nous avons été mordus par des sangsues ! Nous avons qu’une hâte : dormir !

La maison est très sommaire mais comparée à d’autres habitations birmanes, c’est presque un luxe d’avoir une maison en dur ! On dormira à terre sur deux couches de paillotes et avec une grosse couverture en pilou pilou ! On fait le bilan au niveau des sacs à dos et tout est trempé : nos vêtements de rechange, nos sacs à viande, nos passeports… Les américains ont plus de chance, ils ont prévu plusieurs pantalons de rechange contrairement à nous et leur poncho a été efficace. Xavier et moi nous interrogeons sur le lendemain. On a un seul pantalon qui est trempé et maculé de boue, des chaussures dans le même état, la météo du lendemain n’est pas très engageante et la boue sera toujours là. On rentre à Kalaw ? On se posera la question jusqu’au lendemain. Nous n’avons pas trop faim mais je goûte quand même à la succulente soupe de lentilles.

Même au milieu de nulle part il y a des jarres avec de l’eau !

Le lendemain, le petit groupe se réveille… sous la pluie. Notre décision est alors prise : back to Kalaw. Le guide passe un coup de téléphone et nous trouve un taxi. Les américains voulaient continuer mais ils commencent à hésiter (elle est malade et ils sont aussi abattus que nous). Quand le taxi arrive, ils veulent rentrer également mais ne veulent pas payer les trois jours de trek étant donné qu’ils en ont fait qu’un. Kyaw Min leur explique que c’est son boulot et qu’il ne peut pas leur faire payer un seul jour : il a réservé tous les logements, payé la nourriture pour tous les repas etc. Du coup, ils continuent le trek.

Back to Kalaw

Nous repartons soulagés à Kalaw et profitons pour réserver une chambre dans un hôtel avec un service de blanchisserie pour nettoyer tous nos vêtements. On ne fait rien de la journée si ce n’est envoyer un mail pour réserver pour le lendemain le fameux cours de cuisine au café de l’avant-veille ! Finalement, on n’aura eu aucune réponse et on découvrira qu’il est exceptionnellement fermé ce jour-là. En clair, on accumule les déconvenues…

Bouddhas dans la grotte de Shwe Oo Min

Le lendemain on décide de partir à la recherche de la grotte naturelle de la pagode Shwe Oo Min. Pour y arriver il faut rentrer dans une zone militaire accessible mais gardée. Il y a des 4×4 militaires, des baraquements et des zones où il est clairement indiqué que c’est interdit d’accès. Bref, nous n’y serions jamais allés après la tombée de la nuit ! La grotte est impressionnante : il y a des milliers bouddhas à l’intérieur ! Ça change des pagodes 🙂

La pagode de Shwe Oo Min

Le soir, nous prenons un bus de nuit vers d’autres aventures…

Nos adresses

  • Sprouting Seeds : un restaurant dont les valeurs nous ont parlé (agriculture biologique, permaculture, centre de formation…). En plus c’était super bon : la salade de tomates, le guacamole et les pâtes sautées au légumes !
  • New Simple Life : un restaurant italien (il y en a plein en Birmanie, c’est impressionnant !) où tout est fait maison : des jus de fruits frais, aux gaufres en passant par les pâtes et les pizzas ! Nous nous sommes tous les deux régalés avec des pâtes au poulet avec des tomates séchées et de la fêta maison !
Hélène

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