Embarquement imminent pour Montréal

Nouvelle aventure : direction Québec !

De retour, et après ?

Quelques semaines après notre retour en France en avril 2019, notre blues du voyageur a laissé place à l’envie irrépressible de repartir. Durant notre périple, nous avions planifié le retour pour mieux reprendre la clé des champs : Hélène s’inscrira à une formation pour passer le CAP pâtissier et j’écourterai mon congé sabbatique de deux mois. Dès début juillet, j’étais de retour sur les bancs d’AXA et Hélène commençait sa formation à Rouen un mois plus tard.

Comme cette dernière se terminait fin février à l’issue de son stage, nous avons vite pris conscience qu’il fallait rapidement décider de ce que l’on souhaitait faire ensuite. Un soir, nous avons fait un brainstorming pour imaginer notre voyage idéal. Nous avons maintenant l’expérience de notre premier tour du monde et savons ce que nous voulons faire et ne pas faire. Après quelques ébauches écrites, nous avons décidé de partir en PVT faire du woofing d’abord en Argentine à partir de juillet 2020 puis au Canada à partir de janvier 2021. Ces deux pays n’ont donc pas été choisis au hasard. Notre tour s’est achevé dans le premier et nous n’avons pu explorer sa moitié nord. Le deuxième ne nous est pas inconnu car nous y avons passé des vacances inoubliables.

Le lac du parc General San Martin à Mendoza (Argentine) où nous avons terminé notre périple
Le lac du parc General San Martin à Mendoza (Argentine) où nous avons terminé notre périple.

Petite parenthèse administrative : il faut savoir que, pour obtenir un PVT pour le Canada, il est nécessaire de participer à une loterie et que le fait que l’un de nous deux soit tiré au sort n’implique pas que l’autre le soit. Pour l’Argentine, c’est beaucoup plus simple : il suffit de soumettre une demande et on est assuré de l’obtenir.

Nous avons ainsi tenté notre chance et nous sommes inscrits mi-décembre 2020 à l’ouverture des bassins pour obtenir le fameux sésame pour le pays des caribous. J’ai été chanceux : mi-janvier j’ai reçu un message m’indiquant que j’avais été tiré au sort ! Après quelques démarches administratives, j’ai obtenu mon PVT (valable deux ans à partir de son activation) le 19 février 2020. J’avais ensuite un an pour partir et l’activer.

Ma démission était planifiée pour fin mars afin de pouvoir partir en juillet et Hélène avait un CDD de trois mois où elle avait fait son stage. Tout s’enchaînait parfaitement ! Hélène n’avait pas obtenu son PVT pour le Canada mais nous étions confiants qu’elle l’aurait d’ici février 2021.

Game over

Québec... en 2017 !
Québec… en 2017 !

Quand, tout à coup, la crise du COVID a tout chamboulé. S’ensuivit une longue période de confinement, propice aux interrogations multiples, à la désillusion. Plus question de se projeter, de partir, de sortir… Voyager n’était plus du tout une bonne idée ! Heureusement, je n’avais pas encore donné ma démission. Hélène n’a pas eu autant de chance : avec la fermeture des commerces, son CDD n’a pas été maintenu… Je ne vous apprends rien en disant que cette période fut difficile sur tous les plans. Il fallait vivre un jour à la fois en attendant l’accalmie permettant de traverser les frontières. Hélène a finalement réussi à enchaîner quelques petits boulots pour ne pas tourner en rond et mettre un peu d’argent de côté pour « le prochain départ ».

Play again, really?

Et puis ce jour de fin août 2020 est arrivé. Entre le café et le dessert, notre belle-sœur (dans les démarches depuis 4 ans afin de partir au Canada avec le frère d’Hélène) a réveillé la part aventurière qui sommeillait en nous depuis le retour. En effet, avec mon visa et les conditions actuelles, il est tout à fait possible de partir à deux si j’ai un travail là-bas ! Le soir même, notre décision était prise : on fonce ! Même si ce n’est pas un voyage en mode sac à dos, ce sera une nouvelle vie avec son lot de découvertes.

En moins de trois mois, j’ai eu une offre écrite pour un poste dans la ville de Québec chez Kumojin pour commencer à la fin de mois de janvier 2021 ! Ensuite, tout s’est enchaîné : démission et fin de contrat, vente de quasiment tous nos meubles, tri, gestion du déménagement, recherche d’un logement au Canada…

S'aérer pendant la quatorzaine, par -20°C sur notre balcon
S’aérer pendant la quatorzaine, par -20°C sur notre balcon

Avec les mesures sanitaires mises en œuvre en France, cela n’a pas été un départ normal. Nous n’avons malheureusement pas pu dire au revoir à tous nos proches mais on n’avait pas vraiment le choix : la protection avant tout.

Ainsi, le 19 janvier, nous prenions l’avion pour commencer cette nouvelle aventure. Après une quatorzaine stricte (interdiction complète de sortir), nous allons enfin pouvoir arpenter les rues de Québec et profiter de cette nouvelle vie !

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